Vices cachés lors d’un achat immobilier : comment réagir et quels délais respecter ?

Découvrir des vices cachés après un achat immobilier est une situation particulièrement anxiogène pour les acquéreurs.

Infiltrations, défauts structurels, installations défectueuses ou malfaçons dissimulées peuvent apparaître après la signature de l’acte de vente et remettre en cause l’équilibre financier du projet.

Face à ces difficultés, il est essentiel de comprendre ce qu’est un vice caché, comment réagir rapidement et quels délais respecter pour faire valoir ses droits.

Qu’est-ce qu’un vice caché en droit immobilier ?

En droit immobilier, un vice caché est un défaut :

  • non apparent au moment de l’achat ;
  • antérieur à la vente ;
  • et suffisamment grave pour rendre le bien impropre à son usage ou en diminuer fortement la valeur.

Le vice ne doit pas avoir été connu de l’acheteur lors de l’acquisition, même en faisant preuve de vigilance.

Quels types de défauts peuvent constituer un vice caché ?

Les vices cachés peuvent prendre différentes formes, notamment :

  • infiltrations d’eau ou problèmes d’étanchéité ;
  • fissures structurelles ;
  • installations électriques ou de plomberie défectueuses ;
  • problèmes de fondations ou de toiture ;
  • présence de parasites ou de matériaux dangereux.

Chaque situation nécessite une analyse précise pour déterminer si les conditions légales sont réunies.

Comment réagir dès la découverte d’un vice caché ?

Dès l’apparition du défaut, il est impératif de :

  • rassembler toutes les preuves (photos, devis, rapports techniques) ;
  • éviter toute intervention qui pourrait altérer la preuve du vice ;
  • consulter rapidement un avocat afin de définir la stratégie adaptée.

Dans de nombreux cas, une expertise sera nécessaire pour établir l’origine et la gravité du défaut.

Quels sont les délais pour agir en cas de vice caché ?

L’action en garantie des vices cachés doit être engagée dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice.
Ce délai est strict : une action engagée trop tard peut entraîner la perte définitive de vos droits, même si le vice est avéré.

Il est donc essentiel d’agir rapidement et de ne pas attendre une aggravation de la situation.

Quels recours sont possibles contre le vendeur ?

Selon les circonstances, l’acheteur peut demander :

  • la résolution de la vente (annulation de la vente) ;
  • ou une réduction du prix du bien.

Des dommages et intérêts peuvent également être sollicités si le vendeur avait connaissance du vice au moment de la vente.

Pourquoi se faire accompagner par un avocat en droit immobilier ?

Les actions en vices cachés sont complexes et reposent sur une démonstration juridique et technique rigoureuse.
Un avocat en droit immobilier vous accompagne pour :

  • analyser la recevabilité de votre action ;
  • organiser et suivre l’expertise ;
  • engager les procédures nécessaires ;
  • défendre efficacement vos intérêts face au vendeur ou à ses assureurs.

Être conseillé pour protéger votre investissement immobilier

Un vice caché peut avoir des conséquences importantes sur la valeur et l’usage de votre bien immobilier. Pour sécuriser votre démarche et agir dans les délais, il est essentiel d’être accompagné par un professionnel du droit.

Maître Hugo Cadet, avocat à Marseille en droit immobilier et de la construction, vous assiste à chaque étape pour faire valoir vos droits et défendre votre investissement.

Contactez le cabinet Cadet Avocats pour obtenir un premier avis et défendre efficacement vos intérêts 🡢